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CONCOURS IFSI CALVADOS 2012 CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE

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CONCOURS IFSI CALVADOS 2012 CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE

Message par Demetra_91 le Dim 23 Mar - 23:33

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C'est automatique : la croissance démographique d'un pays se traduit toujours par une croissance de sa population urbaine. "Il n' y a aucun contre-exemple dans le monde", assure Guillaume Josse, spécialiste de l'urbanisme à l'Agence française de développement.
De ce fait, on attend d'ici à 2050 une croissance exponentielle du nombre d'urbains sur la planète, en particulier dans les pays en développement : 3,2 milliards aujourd'hui, 6,5 milliards en 2050, à raison d'un million supplémentaire par semaine. "La moitié des villes de 2030 n'existent pas aujourd'hui", souligne le chercheur. D'ici à cette date, plus de la moitié des humains habiteront en ville, que ce soit en Europe (où le taux atteint déjà 80% ) ou en Afrique.
Ce sont les bidonvilles - qui manquent de services de base comme l'accès à l'eau et à l'électricité - qui contribuent à la majorité de cette croissance démographique, trop rapide pour être planifiée. A Bogota, à Rio, au Caire ou à Oulan-Bator, la ville émergente a le plus souvent deux facettes : moderne, intégrée dans le jeu de l'économie mondialisée, avec buildings et métro ; et informelle qui s'étend à la périphérie. "Ces villes qui doublent tous les quinze ans ne peuvent pas planifier leur développement à 100% ", poursuit Guillaume Josse.

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C'est une équation à trois paramètres, rappelle Olivier Blond, de la fondation GoodPlanet : le nombre d'humains sur terre (P) ; leur consommation (C) ; les ressources disponibles (R). Le problème est le suivant : comment faire en sorte que PxC ne soit pas supérieur à R ? En d'autres termes, comment éviter que la consommation des humains ne dépasse pas les ressources disponibles ?
Pour certains, les limites sont déjà atteintes. Les stocks de poisson sont à des niveaux tels qu'il faudrait dès maintenant prendre des mesures drastiques sur les pratiques de pêche ; des tensions apparaissent sur l'eau, les métaux et minéraux, sans même parler du pétrole, dont la production aurait atteint un pic.
L'augmentation de la population mondiale est déjà un défi en soi, mais la vraie question est aujourd'hui celle de l'émergence d'une classe moyenne mondiale dont le niveau de consommation se rapproche de celui des pays développés. Ainsi, selon les méthodes de calcul de l'association Global Footprint Network, si tous les habitants de la Terre vivaient comme les Français, nous aurions besoin des ressources de presque trois planètes.
"Nous devons inventer un modèle économique qui permette le découplage entre la croissance économique et la consommation de ressources, explique Sylvie Lemmet, directrice de la division technologie, industrie et économie du Programme des Nations unies pour l'environnement. Nous n'avons guère plus que dix ans devant nous. "
Bonne nouvelle : la prise de conscience - notamment dans les pays émergents - est réelle. La Chine investit dans les énergies renouvelables et s'est fixée des objectifs de réduction de consommation d'énergie. "L'Indonésie, le Brésil, l'Afrique du Sud ou encore la Corée font de la croissance verte leur leitmotiv", assure Sylvie Lemmet.
Signe des temps : en 2010, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont augmenté d'un tiers par rapport à 2009 et plus de la moitié des efforts ont été fournis par les pays en développement. "Même dans certains pays les plus pauvres, émerge le souhait d'un modèle de développement qui fasse l'économie de la phase la plus polluante de la croissance des pays aujourd'hui développés", témoigne Sylvie Lemmet.
       
A première vue, l'équation paraît insoluble : près d'un milliard de personnes souffrent de la faim, alors que nous sommes sept milliards sur la terre. Qu'en sera-t-il en 2050, quand il y aura deux milliards d'individus supplémentaires à nourrir ? Compte tenu de la croissance démographique et de l'élévation générale du niveau de vie dans les pays émergents, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime qu'il faudra augmenter la production alimentaire de 70%. Sans dégrader l'environnement et avec des ressources naturelles limitées. Difficile, certes, mais tout à fait possible.
D'abord le chiffre de la FAO peut être révisé, en fonction de plusieurs paramètres : la lutte contre les pertes et gaspillages, qui représentent 30 à 50 % de la production agricole ; l'adoption de nouveaux comportements individuels dans les pays développés, où l'on achète 4000 kilocalories par personne et par jour, alors que 3000 suffiraient. "La variable clé, c'est la quantité de viande consommée, souligne Michel Griffon, conseiller scientifique à l'Agence nationale de la recherche, car les animaux, nourris avec des céréales, sont en concurrence directe avec les hommes."
Il n'empêche, "il faudra de toute façon augmenter la production agricole d'au moins 30 % d'ici à 2050", estime Marion Guillou, directrice de l'Inra. D'autant qu'en plus des besoins alimentaires, l'agriculture est appelée à répondre à la demande d'énergie, à travers la production d'agrocarburant. Les solutions sont multiples. "Il est possible d'augmenter les surfaces cultivées, en prenant sur les praires et les pâturages, en rendant utiles des terres qui ne le sont pas et en gagnant un peu sur la forêt", estime Marion Guillou.
Il faudra aussi augmenter les rendements, en accentuant la recherche agronomique et en réinvestissant dans l'agriculture des pays du Sud pour qu'ils acquièrent des engrais, du matériel agricole et des semences performantes. "Mais, compte tenu de la raréfaction des ressources en eau et en engrais, les agricultures devront produire plus avec moins", souligne Michel Griffon. Apparaît donc la nécessité d'une transition vers un nouveau modèle agricole mondial, moins intensif, moins coûteux et plus écologique.

Séverine HUSSON et Emanuelle REJU ; la-croix.com, le 29 octobre 2011.


Question 1 (4 points)
Le titre et les intertitres de ce texte ont été remplacés par des X. Rédigez-les en étant fidèle aux parties qu'elles annoncent pour les intertitres, au texte dans sa globalité pour le titre. Pour chacun d'eux, vous devrez ne pas utiliser plus de 15 mots.

Question 2 (4points)
"Pertes et gaspillages représentent 30 à 50 % de la production agricole". Comment peut-on expliquer selon vous de tels chiffres ? Vous donnerez votre réponse en développant deux raisons possibles ou réelles.

Question 3 (12 points)
"Si tous les habitants de la terre vivaient comme les Français, nous aurions besoin des ressources de presque trois planètes". Pensez-vous que les occidentaux d'une manière plus générale peuvent modifier leur style de vie dans les années futures afin de le rendre conforme aux exigences écologiques de la planète ? Vous développerez un propos structuré d'une quarantaine de lignes.

Demetra_91
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